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Colorimétrie : le guide complet

Définition, origine, trois axes, 4 saisons, 12 sous-saisons : tout comprendre à la colorimétrie et trouver les couleurs qui te mettent en valeur.

Lisa Routa

Par Lisa RoutaPublié le · 9 min de lecture

Nuanciers, tissus, laines et rubans des quatre saisons de la colorimétrie rassemblés en quatre groupes
Dans cet article11 parties
  1. C’est quoi, la colorimétrie, concrètement ?
  2. D’où vient la colorimétrie ?
  3. Quels sont les trois critères qui décident de tout ?
  4. Quelles sont les 4 saisons ?
  5. Pourquoi 12 sous-saisons, et pas 16 ?
  6. Comment trouver sa saison ?
  7. À quoi sert la colorimétrie, concrètement ?
  8. Quelles idées reçues faut-il oublier ?
  9. Ce que ça change pour toi
  10. FAQ
  11. Par où commencer ?

Tu as sûrement déjà entendu l’une de ces phrases.

« La colorimétrie, c’est une mode. » « Le noir va avec tout le monde. » « Je sais ce qui me va, je me vois dans le miroir. »

Chacune contient un petit fond de vérité. Aucune ne tient face à une vraie analyse.

La colorimétrie n’est pas une mode. C’est une façon de regarder ce que les couleurs font à ton visage. Le noir ne va pas avec tout le monde. Il met en valeur certaines personnes, et il en éteint d’autres. Et ton miroir n’est pas un juge objectif : tu te regardes avec tes goûts, tes habitudes et tes complexes.

Cette page est le point de départ de tout le site. Tu vas y trouver :

  • ce qu’est la colorimétrie, sans jargon
  • les trois critères qui décident de tout
  • les 4 saisons et les 12 sous-saisons
  • trois façons de trouver la tienne, de la plus rapide à la plus fiable
  • les idées reçues qui font perdre du temps (et de l’argent)

C’est quoi, la colorimétrie, concrètement ?

Au sens strict, la colorimétrie est la science qui mesure et décrit les couleurs. Sur ce site, on parle d’autre chose : de la colorimétrie personnelle, aussi appelée analyse colorimétrique.

Elle répond à une seule question.

Quelles couleurs te mettent en valeur ?

Pas celles que tu aimes. Pas celles de la mode du moment. Celles qui, posées près de ton visage, illuminent ton teint, donnent de l’éclat à ton regard et te donnent bonne mine.

Et celles qui font l’inverse : un teint grisé ou jauni, des cernes qui ressortent, des traits qui se durcissent. On voit le vêtement avant de te voir.

La méthode tient en une ligne. On pose des couleurs près de ton visage, une par une, et on regarde ce qui se passe. Ça s’appelle le draping.

À la fin, tu obtiens trois choses : une saison, une sous-saison et une palette.

Deux précisions, parce qu’elles comptent.

La colorimétrie n’est pas une liste d’interdits. Aucune couleur n’est défendue. Certaines te demandent juste plus d’attention. Et tu n’es pas une saison. Tu es une personne. La saison est un outil, pas une étiquette.

D’où vient la colorimétrie ?

Personne ne l’a inventée seul. Elle s’est construite par morceaux, entre la science et l’art.

  • Isaac Newton décompose la lumière blanche. On comprend que la couleur est une affaire de lumière.
  • Albert Munsell, au début du XXe siècle, décrit chaque couleur avec trois critères : la teinte, la luminosité et la pureté.
  • Johannes Itten, professeur au Bauhaus, relie les couleurs aux personnalités.
  • Suzanne Caygill, couturière américaine, reproduit à la peinture la couleur de peau de ses clientes pour leur composer une palette sur mesure.
  • Carole Jackson publie « Color Me Beautiful » en 1980. Elle popularise les quatre saisons auprès du grand public.

Depuis, les professionnels ont affiné la méthode. C’est de là que viennent les sous-saisons.

Ce que je retiens de cette histoire ? Elle part de l’observation de vraies personnes, pas d’un algorithme. C’est exactement ce que je continue de faire.

Quels sont les trois critères qui décident de tout ?

Toute la colorimétrie tient sur trois axes.

1. La température : chaude ou froide ?

Les couleurs chaudes tirent vers le jaune, le doré, l’orangé. Les couleurs froides tirent vers le bleu, le rosé, le violet.

Ta peau a aussi une température. On l’appelle le sous-ton. J’ai écrit un article entier pour apprendre à le trouver.

Attention : une même couleur existe en version chaude et en version froide. Il y a un rouge tomate et un rouge framboise. Un vert olive et un vert émeraude. Dire « le rouge te va » ne veut donc rien dire.

2. La clarté : claire ou profonde ?

Certaines personnes sont éclairées par des couleurs claires, d’autres par des couleurs sombres. Une couleur trop sombre écrase un visage délicat. Une couleur trop claire délave un visage très contrasté.

3. L’intensité : vive ou douce ?

Une couleur vive est pure, éclatante. Une couleur douce est adoucie, comme mélangée à un peu de gris. C’est l’axe dont on parle le moins. C’est souvent celui qui explique pourquoi deux couleurs de même température ne te vont pas pareil.

Et le contraste ? C’est l’écart que tu vois entre ta peau, tes yeux et tes cheveux : faible, modéré ou élevé. Il aide à situer ta saison, mais il ne la décide jamais seul.

👉 Retiens ceci : un de ces axes domine toujours chez toi. C’est lui qui donne ta sous-saison.

Quelles sont les 4 saisons ?

Quatre saisons, parce que ces trois axes se combinent.

  • Le printemps est chaud, clair et vif. Des couleurs avec du soleil dedans.
  • L’été est froid, clair et doux. Des couleurs comme vues à travers une légère brume.
  • L’automne est chaud, profond et doux. Des couleurs de terre et de feu.
  • L’hiver est froid, profond et vif. Des couleurs pures, sans voile.

Printemps et automne sont chauds. Été et hiver sont froids. Printemps et été sont clairs. Automne et hiver sont profonds.

Pourquoi 12 sous-saisons, et pas 16 ?

Quatre saisons, c’est trop large. Deux personnes « printemps » peuvent avoir besoin de couleurs très différentes.

Alors chaque saison se découpe en trois sous-saisons, selon l’axe qui domine chez toi.

Saison Les trois sous-saisons
Printemps printemps clair (la clarté domine), printemps chaud (la chaleur), printemps lumineux (l’intensité)
Été été clair (la clarté), été froid (la froideur), été doux (la douceur)
Automne automne doux (la douceur), automne chaud (la chaleur), automne profond (la profondeur)
Hiver hiver profond (la profondeur), hiver froid (la froideur), hiver lumineux (l’intensité)

Il existe des méthodes à 16 sous-saisons. Je ne les utilise pas. Ma position est claire : elles apportent plus de confusion que de précision.

Douze, c’est le bon équilibre. Assez fin pour être juste. Assez simple pour être utilisable.

La confusion la plus fréquente se joue entre l’été doux et l’automne doux. Les deux ont besoin de couleurs adoucies, et c’est la température qui tranche. C’est typiquement le cas où l’œil d’une professionnelle change tout.

Comment trouver sa saison ?

Trois routes, de la plus rapide à la plus fiable.

Dans tous les cas, installe-toi près d’une fenêtre, en lumière du jour, sans maquillage, les cheveux couverts ou attachés.

1. Le quiz gratuit. Dix questions, deux minutes, aucune inscription. Tu réponds sur ce que tu observes vraiment : tes veines, tes bijoux, l’effet du noir. Tu obtiens une saison probable et une piste de sous-saison. C’est un premier repère. Pas un verdict.

2. L’auto-test. Mon guide auto-test gratuit t’apprend à faire ton propre draping à la maison. Sa limite : tu te juges toi-même. Si tu adores une couleur, tu auras tendance à penser qu’elle te va. Et l’inverse est vrai aussi.

3. Le test de colorimétrie professionnel. Une experte observe ton visage réagir aux couleurs, avec un œil entraîné. Chez moi, tout se fait à distance : tu m’envoies tes photos, je fais l’analyse moi-même, et tu reçois un rapport personnalisé de 25 pages avec ton sous-ton, ta saison et ta sous-saison.

Et les applications, les filtres, les IA sur photo ? Elles sont ludiques. Elles sont aussi hasardeuses : selon la photo, la lumière et l’écran, le résultat change. Utilise-les comme un premier repère, jamais comme une réponse. Un algorithme mesure. Un œil entraîné interprète.

Pour aller plus loin

À quoi sert la colorimétrie, concrètement ?

Pas à « faire joli ». À décider mieux.

  • Ton dressing. Moins d’achats ratés, plus de pièces que tu portes vraiment.
  • Ton maquillage. Un rouge à lèvres, un fond de teint, un blush de la bonne température.
  • Tes cheveux. Une coloration qui illumine au lieu de durcir.
  • Tes bijoux. Or, argent, cuivre : lequel te va, lequel te fatigue.
  • Ton image professionnelle. Ta tenue pour un entretien, une prise de parole, une photo de profil.
  • Ta confiance. Quand tu sais pourquoi une couleur te va, tu arrêtes de douter à chaque achat.

La colorimétrie ne remplace pas ton style. Elle le sert. Et elle sert ton ambition. Certains jours, la meilleure couleur est celle qui sert ton objectif, pas celle de ta palette. Tu le fais en connaissance de cause, et c’est tout l’intérêt.

Quelles idées reçues faut-il oublier ?

Aucune de ces phrases ne résiste à une vraie analyse, pour la même raison : on ne classe jamais une personne d’après un seul trait.

  • « Les rousses sont printemps ou automne. » C’est souvent vrai statistiquement. Ce n’est jamais une règle.
  • « Une blonde ne peut pas être hiver. » C’est rare. Ce n’est pas impossible.
  • « Une peau foncée, c’est forcément hiver. » Faux. On trouve toutes les carnations dans les quatre saisons.
  • « Cheveux foncés, donc hiver. Peau mate, donc automne. » Des raccourcis. Et les raccourcis peuvent devenir discriminatoires.
  • « Je sais déjà ce qui me va. » Ton goût n’est pas ton teint.
  • « L’appli m’a donné ma saison, c’est réglé. » C’est un premier repère, pas une analyse.
  • « Le noir est interdit. » Rien n’est interdit. Mais trop de noir tue le noir.
  • « La colorimétrie, c’est pour les femmes. » Non. Le visage d’un homme réagit aux couleurs comme n’importe quel autre.

Ce qui compte, ce n’est pas un trait isolé. C’est la façon dont ta peau réagit aux couleurs.

Ce que ça change pour toi

J’ai été à ta place. Quand je portais de la couleur, on me demandait si j’étais fatiguée. Alors je suis passée au noir. Tous les jours.

Ce qui a changé ? Mes couleurs. Et le reste a suivi.

Pour toi, concrètement :

  • tu sais vers quelles couleurs aller en premier
  • tu sais ce que tu peux porter loin du visage, même si ce n’est pas dans ta palette
  • tu choisis le noir parce que tu le veux, plus par défaut

Ce n’est pas magique. Mais quand la couleur est juste, ça se voit : plus de lumière, plus d’aisance.

FAQ

Quelle est la définition de la colorimétrie ?

Au sens strict, c’est la science qui mesure et décrit les couleurs. En conseil en image, la colorimétrie (ou analyse colorimétrique) consiste à trouver les couleurs qui mettent une personne en valeur, d’après son sous-ton, la clarté et l’intensité qui lui conviennent. Elle aboutit à une saison, une sous-saison et une palette.

Combien y a-t-il de saisons en colorimétrie ?

Quatre : printemps, été, automne et hiver. Chacune se découpe en trois sous-saisons, soit douze au total. C’est la méthode que j’utilise, parce qu’elle est assez fine pour être juste sans devenir confuse.

Comment savoir quelle est sa saison en colorimétrie ?

Il y a trois façons : le quiz gratuit pour un premier repère, l’auto-test pour apprendre à observer, et le test professionnel pour une réponse fiable. Dans tous les cas, fais-le en lumière du jour, sans maquillage, les cheveux couverts.

Une application ou une IA suffit-elle pour connaître sa colorimétrie ?

Non. Ces outils sont ludiques, mais leurs résultats sont hasardeux : ils changent d’une photo à l’autre, selon la lumière et l’écran. Ils peuvent te donner une première idée. Ils n’égalent pas l’analyse d’un œil entraîné.

La colorimétrie est-elle faite pour toutes les couleurs de peau ?

Oui. On trouve toutes les carnations dans les quatre saisons. La couleur de ta peau ne donne jamais ta saison. Ce qui compte, c’est ton sous-ton, ta clarté, ton intensité et la réaction de ton teint aux couleurs.

Dois-je jeter tout ce qui n’est pas dans ma palette ?

Non. Commence par ce qui touche ton visage : hauts, écharpes, bijoux, lunettes, maquillage. Une couleur moins flatteuse peut se porter loin du visage, ou s’associer à une couleur de ta palette posée juste à côté.

Par où commencer ?

Ce qu’il faut retenir : trois axes (la température, la clarté, l’intensité), quatre saisons, douze sous-saisons, et un regard humain pour trancher. Tu n’es pas une saison. Tu es une personne qui gagne à connaître ses couleurs.

Le plus simple pour commencer : le quiz gratuit. Dix questions, deux minutes. Tu auras ta saison probable, et la page qui va avec pour continuer.

Avec tout mon cœur et ma passion, Lisa

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